
Sur le portail Medium, le musicien Jérémie Abt a publié une réflexion sur l’appropriation culturelle. En partant du principe que « S’approprier, c’est faire sien », il a toujours vu l’apprentissage d’une langue ou l’initiation à une musique d’une autre culture comme autant de gestes créatifs. Mais alors qu’un monde sans appropriation serait donc un monde où les cultures resteraient cloîtrées autour de leurs foyers d’origine, l’appropriation d’une culture qui n’est pas sienne peut se trouver beaucoup moins appropriée quand elle devient affaire d’extraction et d’expropriation.
Avant d’aller à la rencontre de Jérémie Abt et des questionnements qui l’accompagnent quand, depuis Marseille, il joue du gamelan balinais au sein de l’ensemble Polyphème, ce Metaclassique « S’approprier » vous propose d’écouter en vis-à-vis la compositrice japonaise Misato Mochizuki et le compositeur français Olivier Calmel qui, en plus de publier leurs oeuvres tous les deux aux éditions Artchipel, partagent le point commun d’avoir été invité à composer pour le koto, un instrument traditionnel japonais que Misato Mochizuki n’a pas cherché à manier de manière traditionnelle, pendant qu’Olivier Calmel devait d’abord faire connaissance avec l’instrument avant de composer La légende de Kaguya-Himé.
Une émission réfléchie et organisée par David Christoffel.
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